Réussir à faire un commentaire
Il
y a deux semaines, j’ai dû produire mon premier billet réflexif dans le cadre
de mon cours PPA6001. J’ai trouvé plutôt facile de répondre aux questions
de l’enseignant et de développer sur le sujet du eportfolio. La semaine
d’après, j’ai dû lire les billets de mes collègues et trouver celui qui me
parlait le plus pour ensuite produire un commentaire qui pouvait compléter la
réflexion de mon collègue. Je dois avouer que la semaine du commentaire a été
beaucoup plus difficile pour moi que la première semaine.
La
difficulté de l’écriture d’un commentaire
Tout
d’abord, j’ai trouvé difficile de commenter le billet d’un autre auteur, car on
ne peut pas seulement dire à la personne que l’on apprécie son billet et que
l’on trouve qu’elle a fait un bon travail. Lorsque l’on commente un billet de
cette façon, on n’entame même pas un processus réflexif. Pour avoir le niveau
de réflexivité le plus élevé, il faut être capable de proposer ou d’explorer une autre alternative (Derobertmasure et al., 2015). Selon Derobertmasure
et al., les étudiants au baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement
primaire lorsqu’ils doivent faire des commentaires, ils sont souvent au niveau
un du niveau de réflexivité. Ils font donc un résumer de la situation. Je pense
donc que c’est pour cela que j’ai trouvé plus difficile de faire un commentaire,
car normalement je fais un survol du texte et ensuite je fais un petit
commentaire. Durant ce cours, je dois utiliser des processus réflexifs beaucoup
plus complexes qui demandent plus de temps, mais qui sont beaucoup plus
enrichissants pour la personne qui les lit. Lorsque j’ai lu les billets de mes
collègues, j’ai essayé de trouver le billet qui m’inspirait le plus pour ma
pratique. J’ai essayé dans les questions que l’enseignant nous avait données au
départ, celle qui n’avait pas été répondue. J’ai ensuite fait un commentaire en
prenant en compte ce que ma collègue avait écrit et comment elle pourrait
utiliser le eportfolio dans sa pratique, car elle n’en avait pas parlé lors de
son billet.
Recevoir un commentaire
Finalement, j’ai aimé recevoir un commentaire sur
mon billet, car la personne m’a laissé une question à laquelle je n’avais pas
réfléchi pendant mon écriture de mon billet. Cette personne m’a poussé à aller
plus loin dans ma réflexion et j’espère que mon commentaire a été aussi
bénéfique.
Article
Derobertmasure, A.,
Bocquillon, M. & Dehon, A. (2015). Entre légitimation et
intentionnalisation de l’action : cadre d’analyse des traces de
réflexivité en contexte de formation initiale d’enseignants. Mesure et évaluation en éducation, 38(3), 153–179.
https://doi.org/10.7202/1036702ar
Bonjour Ariane,
RépondreSupprimerJe suis tellement d'accord avec vous sur le fait qu'il soit difficile de laisser un commentaire que l'on sait pertinent et aidant pour l'auteur d'un texte. On se retrouve souvent dans une situation d'angoisse de la page blanche: la page est là, on ne sait quoi y écrire.
Un grand conseil qu'une ancienne patronne m'avait donnée était d'avoir un espèce de gabarit mental, une sorte d'organisateur graphique en mémoire qui me permet d'économiser énormément de temps de réflexion. On peut même le faire sur papier au départ!
Il s'agit d'avoir quelques thèmes en tête: d'accord/pas d'accord, 1 chose que j'ai aimée du texte, 1 chose que je n'ai pas aimée, 1 chose très bien réussie, une question qu'il me reste à la fin de la lecture, une réflexion que le texte m'a amenée, etc. Par la suite, lorsque j'ai trouvé des choses à dire pour plus de 4 des thèmes, il est beaucoup plus facile, en général, d'organiser mes idées pour ensuite les coucher sur papier et les soumettre à quelqu'un. En général, quand on fige sans être capable d'écrire quoi que ce soit, c'est qu'on essaie de partir de rien. C'est d'ailleurs ce que j'enseigne à mes élèves lors des cours d'écriture :).
Si jamais vous êtes intéressée et que vous lisez l'anglais, voici l'article que j'ai cité dans ma publication de cette semaine. Elle permet de faire une liste de vérification sur nos commentaires. On peut même l'utiliser comme source d'inspiration pour pousser nos réflexions plus loin :
https://garfinkleexecutivecoaching.com/articles/provide-quality-employee-feedback/ten-ways-to-provide-quality-feedback
Bonne session ! :)
Très beau billet! Comme dans le domaine de l'éducation, la collaboration est un élément clé pour la réussite de notre cours universitaire. En effet, il est question de partager des articles sur notre blogue ainsi que de commenter sur les blogues de nos camarades pour nous amener à réfléchir sur nos pratiques. Selon plusieurs études, « la constance des interactions entre collègues qui rendra possible la naissance d'une culture de développement professionnel en milieu scolaire. » (Dionne, 2003). Toutefois, nous vivons dans une société individualiste, où plusieurs personnes ont l'habitude de s'isoler. L'isolement est une limitation importante au développement professionnel (Dionne, 2003). Il est donc important que les acteurs qui sont impliqués dans la collaboration soient en constate communication. Les articles ainsi que les commentaires hebdomadaires sont donc une façon d'interagir avec nos pairs dans le but de se remettre en question et de s'entraider.
RépondreSupprimerSi jamais tu as de la difficulté à rédiger un commentaire, fais moi signe!
Source:
Dionne, L. (2003). La collaboration entre collègues comme mode de développement professionnel chez l’enseignant : une étude de cas. [Thèse de doctorat, Université du Québec à Montréal]. https://central.bac-lac.gc.ca/.item?id=TC-QMUQ-3725&op=pdf&app=Library&oclc_number=757475514